La Chaudière-Appalaches est une région administrative du Québec, située sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, face à la ville de Québec, entre les régions du Centre-du-Québec et du Bas-Saint-Laurent. Elle doit son nom à la Rivière Chaudière la traversant du sud au nord et aux montagnes Appalaches composant sa partie sud. Elle est composée de 9 municipalités régionales de comté (MRC) et de 136 municipalités.
Il semble qu'à l'instar du regain de fécondité du Québec en 2006, la Chaudière-Appalaches n'échappe pas à cette remontée. La Chaudière-Appalaches affiche effectivement une fécondité supérieure à la moyenne québécoise. Même si certaines MRC affichent une décroissance de population, la population globale de la Chaudière-Appalaches augmente grâce à la forte vitalité démographique de la région de Lévis et de la Beauce. Selon le scénario A de référence de l'Institut de la statistique du Québec, la population de la région administrative en 2011 devrait atteindre 397 458 habitants, or ce chiffre est déjà dépassé. Si la tendance se maintient, la région peut espérer une décroissance de la population repoussée au-delà de 2015.
Sous-régions historiques et culturelles
Côte-du-Sud
La Côte-du-Sud est une région historique et culturelle regroupant les MRC de Bellechasse, de Montmagny et de L'Islet mais aussi de Kamouraska (Bas-Saint-Laurent), elle compte plus de 75 000 habitants pour sa partie en Chaudière-Appalaches dont nous tiendrons compte seulement. La Côte-du-Sud est une des premières régions à être colonisée au début de la Nouvelle-France. Effectivement, la première seigneurie sudcôtoise fut octroyée à Jean Pelletier à St-Roch-des-Aulnaies en 1656. Par la suite, d'autres colons s'établirent en Côte-du-Sud, portant à la fin du régime français la population à environ 10 000 habitants sur les 60 000 que comptait la Nouvelle-France. Pendant le XIXe siècle, le manque de terre pour la populeuse Côte-du-Sud força les habitants à l'émigration. Avec l'avènement du chemin de fer,
l'ouverture de nouvelles terres de colonisations (par exemple au Lac Saint-Jean au milieu du XIXe siècle et en Abitibi vers les années 1930) fit que la région devint une terre d'émigration. De ce fait, la population cessa de croître et même diminua. Encore aujourd'hui, la région côtesudoise a un bilan migratoire négatif.
Région de Lévis
La région de Lévis avec plus de 130 000 habitants fait office de pôle économique pour la Chaudière-Appalaches. Cette région prospère ne cesse de croître avec un fort bilan migratoire. Lévis occupe depuis le tout début de la Nouvelle-France une position stratégique. À la rencontre du fleuve Saint-Laurent et de la rivière Chaudière, en face de la ville de Québec, Lévis a été le lieu de nombreuses batailles et ce depuis les affrontement avec les amérindiens jusqu'à la guerre de 1812. C'est à Lévis que les caisses populaires Desjardins furent créées par Alphonse Desjardins. Ayant une attraction sans pareil dans la Chaudière-Appalaches, la région de Lévis constitue la pierre angulaire de la croissance démographique de la Chaudière-Appalaches.
Beauce
La Beauce est une région culturelle et historique de la vallée de la Chaudière qui possède une forte identité. Depuis le début de la colonie, ils se sont différenciés par de fameuses expressions telles que les jarrets noirs (dû entre autres aux nombreux marécages au temps de la Nouvelle-France dont les pantalons des beaucerons se salissaient pour aller à Québec) ou le royaume de la PME (la Beauce reconnue pour sa forte proportion de PME dans son économie). Le territoire beauceron compte plus de 100 000 habitants répartis dans 3 MRC: celle de Beauce-Sartigan, Nouvelle-Beauce et Robert-Cliche. La Beauce est une des régions les plus fécondes de la Chaudière-Appalaches; la croissance sera d'autant plus soutenue par un solde migratoire relativement bon.
Relief
La Chaudière-Appalaches, qui fait partie de l’ensemble structural des bassins sédimentaires, dans les Basses-Terres du Saint-Laurent et des Grands Lacs, est divisée en trois zones physiographiques principales :
Le littoral, mieux connu sous le nom de la région écologique de la plaine du Saint-Laurent, recouvre 20 % de l’aire du canton. Il est caractérisé par sa basse altitude (généralement en bas de 150 mètres de hauteur)
La vallée de la Rivière Chaudière, dont le bassin hydrographique occupe approximativement 44 % du territoire.
La totalité des plateaux appalachiens, également appelée région écologique des coteaux des Basses-Appalaches, recouvre la majorité du terrain régional. Quelques uns de ses sommets peuvent mesurer 500 mètres de hauteur, allant parfois jusqu’à 800 mètres, mais l’altitude typique de cette zone se situe entre 150 et 400 mètres d’altitude.
Climat et végétation
Malgré des hivers froids ainsi que de nombreuses précipitations, le climat continental humide de la région lui assure aussi des étés très doux et très agréables, propices à bon nombre d’activités extérieures. Quant à la végétation, elle est principalement constituée d’une forêt mixte qui recouvre 74 % de l’aire du lieu. Trois domaines bioclimatiques sont présents : celui de l’érablière à tilleul, celui de l’érablière à bouleaux jaune et celui de la sapinière à bouleaux jaune.




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