Québec (API : /keb?k/) est la capitale nationale du Québec, une des provinces de l’Est du Canada. Le Parlement du Québec y siège avec la plupart des institutions du gouvernement du Québec. L’arrondissement historique du Vieux-Québec figure depuis 1985 sur la liste du patrimoine mondial établie par l’UNESCO2. Elle est également la seule ville fortifiée en Amérique du Nord.
Québec est le chef-lieu de l'agglomération de Québec, de la communauté métropolitaine de Québec et de la région administrative de la Capitale-Nationale. Québec comptait près de 516 622 habitants en 2011 et plus de 765 000 habitants dans l'agglomération, ce qui en fait la 7e ville la plus peuplée du Canada.
Présentation
Berceau de l'Amérique française, Québec est la principale agglomération urbaine de l’est du Québec. Située au milieu de la zone habitée du Québec, sur les rives du fleuve Saint-Laurent, elle est fondée en 1608. Ayant été la capitale de la Nouvelle-France, du Bas-Canada et, pendant une courte période, la capitale du Canada, la ville est surnommée « la Vieille Capitale4 ».
Depuis 2001, Québec est l’une des villes canadiennes les plus prospères économiquement derrière Calgary, Edmonton et Saskatoon5. Elle possède le plus bas taux de chômage au pays6. Les secteurs en croissance sont les biotechnologies, la manufacture, le tourisme, les sciences de la vie, la santé et la nutrition, les assurances et les technologies appliquées7. Québec est aussi un centre portuaire important : son port est le troisième en importance au pays[Lequel ?] en termes de tonnages[réf. nécessaire]. De plus, il reçoit près de 70 000 croisiéristes et 30 000 membres d’équipages par année.
Québec est connue pour son histoire visible, ses nombreux musées et ses institutions culturelles. Québec est surnommé « ville de théâtre ». D’ailleurs, son quartier historique, le Vieux-Québec, dont les fortifications qui l’entourent subsistent toujours, font de Québec la seule ville fortifiée d’Amérique au nord du Mexique.
Les expressions « à Québec » et « de Québec » sont utilisées pour parler de la ville, et « au Québec » et « du Québec » pour parler de la province ou de la nation québécoise en général.
En 2008, Québec célébrait son 400e anniversaire en grandes pompes, soulignant ainsi sa position de berceau de la civilisation française en Amérique. Des célébrations ont eu lieu un peu partout dans l’hémisphère nord. En 2010, la population de Québec était de 511 789 habitants3, répartis dans six arrondissements : La Cité-Limoilou, Les Rivières, Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge, Charlesbourg, Beauport et La Haute-Saint-Charles. Sa région métropolitaine comprend plus de 750 000 habitants.
Préhistoire
Le site de la ville de Québec, il y a 14 000 ans, était littéralement sous une calotte glaciaire. 2 000 ans plus tard, ce même site se retrouva submergé par l’eau, à la suite de la fonte des glaciers, qui formera la mer de Champlain, devenue avec le temps un simple fleuve. Seule la colline de Québec était visible à ce moment-là. Ainsi, 6 000 ans plus tard, l’emplacement de Québec se montre fièrement.
Québec, côte à côte
La topographie particulière de la ville, constituée d’une part de la colline de Québec où se trouvent les arrondissements Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge et La Cité–Limoilou (en partie), et d’autre part du coteau de Beauport, a fortement influencé l’occupation du territoire.
La colline de Québec et le coteau ont connu des développements successifs très diversifiés depuis le début de la colonisation jusqu’aux temps récents. Sur le plateau de la colline, la succession des quartiers depuis le Vieux-Québec vers l’ouest traduit non seulement des époques d’urbanisation différentes, mais permet aussi de comprendre la constitution progressive de la Haute-Ville. Cette dénomination trouve toute sa force et sa signification par opposition à la Basse-Ville, qui s’est développée au pied du cap Diamant et au contact direct du fleuve Saint-Laurent et de la rivière Saint-Charles.
La démarcation entre la haute-ville et la basse-ville fut de tout temps aussi sociologique que topographique, le plateau accueillant les familles les plus riches (mis à part le quartier ouvrier de Saint-Jean-Baptiste) alors que les classes laborieuses et défavorisées habitaient principalement le bas de la ville, tant du côté sud (Cap-Blanc) que du côté nord (Saint-Roch, Saint-Sauveur et Limoilou).
Le Mont Bélair, avec ses 485 mètres, est situé dans le quartier Val-Bélair et est le point culminant de la ville.
Climat
La ville de Québec se situe dans la zone climatique continentale humide de la province qui appartient par conséquent au domaine tempéré21. Son climat qui est d'influence plus océanique en comparaison à Montréal, plutôt géré par les Grands-Lacs, se caractérise aussi par quatre saisons bien définies. L'écart moyen annuel des températures est de 32 degrés, -12.8 en janvier, +19.2 en juillet (moyenne jour/nuit). Les étés sont chauds et humides, avec des maximums pouvant atteindre 35 °C et les hivers très froids, avec des minimums pouvant atteindre -35 °C et d'abondantes chutes de neige. La plus haute température, soit 35,6 °C, a été observée 2 fois au cours du mois de juillet 1959 ainsi que le 17 juillet 1953.
La plus basse a été observée le 2 février 1962 avec -36,1. À noter que dans la banlieue nord de la ville et en Beauce, sur la rive sud du fleuve, régions beaucoup plus abritées du vent soufflant fréquemment dans la vallée du Saint-Laurent, la température peut descendre exceptionnellement à -45 °C et monter à 35 durant la belle saison, passant la barre des 30 degrés jusqu'à 10 fois par été alors que la ville voit cette marque brisée de 4 à 5 fois durant la saison estivale. En effet, c'est dans ces mêmes régions qu'on peut voir le mercure s'emballer et pousser souvent le mercure à 8 degrés de plus qu'au centre-ville (printemps), lorsque la vallée du St-Laurent est balayée par les vents du nord-est.
Ils amènent de l'air froid provenant du golfe St-Laurent où les eaux sont jusqu'à 15 degrés plus froid que celles du fleuve entre Montréal et l'île d'Orléans, à l'est de Québec. Les météorologues décrivent souvent les températures ressenties à Québec en tenant compte des indices de refroidissement éolien et humidex. Le refroidissement éolien le plus intense fut atteint le 12 février 1967, avec -52. Quant à l'humidex le plus élevé, celui-ci a atteint la valeur de 49, le 1er août 1975 et 50 le 2 juillet 2002. Entre les deux saisons, il y a l'automne et le printemps, avec des pluies fréquentes et quelques chutes de neige.
En été, le temps est généralement ensoleillé mais lorsque l'air est chaud et humide, il se déclenche des orages violents lors du passage de fronts froids. Les premières neiges arrivent en général en octobre ou novembre, et l'enneigement continu débute habituellement à partir et aux alentours du 22 novembre, pour se terminer vers le 16 avril (données Environnement Canada).
Pendant l'hiver 2006-2007, Québec a connu de longues périodes de températures bien au-dessus des moyennes et n'a débuté son enneigement continu qu'à partir de la mi-janvier. Par contre, l'hiver 2007-2008 a vu l'augmentation du nombre de tempêtes de neige et le record de précipitations de neige a été fracassé, avec plus de 550 cm reçus22. Une des tempêtes hivernales les plus remarquables qui a frappé Québec est celle de mars 1971 et a été surnommée « la tempête du siècle ».
Elle a vu une réplique l'année suivante, les 22 et 23 mars 1972, cette dernière n'ayant pas touché le sud du Québec, elle est passée inaperçue chez les amateurs de statistiques. Dans les tempêtes mémorables, il ne faut pas oublier celle du 20 au 22 février 1997 (52cm), du 16 décembre 2003 (55cm), sans oublier les 3 et 16 décembre 2007 (43cm chacune) et finalement les 8 et 9 mars 2008 avec ses 45 cm. Il est à noter que les 3 dernières bordées mentionnées appartiennent à la fameuse saison 2007-2008 qui a vu Québec recevoir 558cm de neige sur la tête. La hauteur moyenne de neige au sol atteint généralement son maximum (80 cm en moyenne) vers la fin février, voire début mars. La couche la plus épaisse atteignit 1m65 le 23 février 1976.




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